Comment on se parle ?

Septembre, la saison des bonnes résolutions. On se choisit un objectif pour l'année : être mieux disciplinée, garder ma cool attitude, prioriser comme une grande… et on espère que ça tienne jusqu'en décembre !

 

Chez moi, en intentions comme en création, tout démarre souvent par un mot. Car un mot catalyse : il met la poésie dans la matière, il fait exister, réagir. Alors je me suis demandé jusqu'où nos mots interagissent avec notre pratique.
Dans le fond, comment est-ce qu'on se parle au corps ?

 

J'ai imaginé un moyen de l'explorer sur le tapis, par deux chemins indissociables. Le premier : observer avec quelle intention, quelle qualité, quelle intensité on fait les choses. Le second : déplacer les curseurs exprès, et regarder comment la pratique se colore.

 

Concrètement : chacun·e pioche un mot au début du cours. Pugnace. Douce. Vacance. Texturé. Silence. Et on regarde ce que ça fait de bouger selon lui : avec lui, sans lui, avec plus ou moins de lui, le temps d'une pratique entière.

 

Ce n'est pas un énième rêve à laisser flotter. On part d'une intention, d'une idée, et on descend dans la matière : du subtil vers le grossier, sūkṣma vers sthūla. Vous incarnez. Jon Kabat-Zinn appelle ça entrer en relation avec les choses telles qu'elles sont — et non telles qu'on les rêverait. Un bon début pour des objectifs tenables, et un sourire tenace 😉

Marine Dsd

Professeure de yoga et masseuse, Paris.

https://www.a-soi.com
Suivant
Suivant

En roue libre